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17/02/2012

L’offensive de Google contre l’ouverture culturelle et comment la contourner

Aujourd’hui, 17 février 2012, je ne pense choquer quiconque (à part peut-être Larry Page, si par hasard il n’a pas conscience de la portée de ses actes) en parlant d’ “offensive de Google”. Offensive? contre qui? Comment? Pourquoi? et surtout, comment la contourner et rester neutre? C’est ce que je vais m’essayer à développer ici.

Je laisse de côté les arguments contre Google de concurrence déloyale vis-à-vis des autres services du web, ce n’est pas ce que j’ai envie de développer ici et vous pourrez aisément retrouver ça sur les sites d’information générale sur le net comme Ecrans ou Rue 89, pour m’intéresser à un autre aspect de cette affaire.

Peut-être n’est-il pas besoin de rappeler les raisons qui ont conduit Google à ce tournant dans sa conception du service. Ces raisons sont sommes toutes assez brutales: la concurrence avec le géant Facebook, pour le contrôle des réseaux sociaux et de la manne de données personnelles potentiellement vendables aux publicitaires que cela représente.

Oui mais, et c’est là que le bât blesse, un réseau social, par définition, est alimenté par ses utilisateurs; et ses utilisateurs, justement, ne sont autres que le citoyen lambda qui ne déroge que difficilement à ses habitudes, dont notamment celle de n’utiliser (pour la grande majorité) que Facebook comme réseau social, malgré que Google aie lancé son dernier projet, Google+.

Mais qu’à cela ne tienne, Google est prêt à tout pour promouvoir son poulain, y compris a modifier son principal outil, son moteur de recherche (rappelons que c’est d’ailleurs l’outil qui a apporté sa position de leader du web à l’entreprise, notamment grâce à son Pagerank). C’est d’ailleurs ce qu’il est en train de tester en version bêta aux Etats-Unis, un Google qui fait remonter en tête des résultats de recherche les informations qui se trouvent sur les outils Google (Google+, mais aussi YouTube, Flickr…).

L’argument de Google pour promouvoir ce service auprès du grand public est qu’ainsi, il permettra à chacun de bénéficier de résultats de recherche personnalisés; par exemple, si l’utilisateur Jacques Dupont tape “Barack Obama” dans la barre de recherche de Google, il tombera non seulement sur le profil Google+ de Barack Obama, les vidéos ou photos du président américain hébergées sur Youtube et Flickr, mais aussi sur ce que les membres de ses “cercles” pensent de l’actuel résident de la Maison Blanche, etc… ce qui, je vous l’accorde, présente un avantage indéniable pour les individus qui se préoccupent de ce que pense leur entourage plus que de la véracité des informations qu’ils lisent, même si je n’ai pas personnellement pas encore eu la chance (?) de rencontrer des gens comme ça.

Mais les autres, ceux pour qui l’information prime sur ce qu’en pensent leurs connaissances, se retrouveront handicapés car ils devront se farcir plusieurs liens inutiles avant de voir le moindre lien vers une page Wikipédia ou un article du Monde se référant à la politique Américaine ; et quand on sait que la majorité des internautes ne dépasse pas la première page (voire les premières occurences) de résultats d’une “recherche Google”, ça fait froid dans le dos !!

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16/01/2012

L’action (négative) des médias sociaux sur nos cerveaux

Aujourd’hui, faisons-nous les disciples de Georges Orwell en relayant une infographie vue dans le blog “Le projet Doppelganger”: “How social media is ruining our mind” (comment les médias sociaux nuisent à nos cerveaux), qui nous démontre par A + B que  Facebook, Twitter et leurs copains numériques ont une incidence sur notre conception beaucoup plus rapide qu’on le craignait, puisque leurs effets décriés par les oiseaux de mauvais augure il y a tout juste 7 ans ( Eh oui, 7 ans déjà! Nous pouvons célébrer nos noces de laine avec Facebook !), et prévus hypothétiquement pour les générations de nos petits et arrière-petits enfants sont déjà là!

Raccourcissement du temps d’attention (de 12 minutes à 5 secondes en 10 ans) qui aurait un effet négatif sur la mémoire et la concentration (Le travailleur du web vérifie ses mails toutes les 1’30 !!), addiction aux médias sociaux… bref, débranchez votre ordinateur et courez à votre abri antiatomique!

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12/01/2012

Evolution des pratiques de lecture, à travers l’enquête “les pratiques culturelles des français à l’ère du numérique”

La dernière édition de l’étude Les pratiques culturelles des Français à l’ère numérique (Olivier Donnat, Département des Etudes Statistiques, 2009), référence incontournable en matière d’évolution des pratiques culturelles, vient de se voir augmentée de plusieurs pages d’études complémentaires lui apportant une perspective sur la longue durée, à travers notamment une analyse générationnelle. Aucun scoop annoncé, mais un approfondissement de nos connaissances de l’évolution des pratiques de lecture.

Si on regarde la question de la lecture, l’étude sur 35 ans, montre plusieurs choses.

Tout d’abord que c’est le volume de lecture qui diminue tendanciellement, plus que la proportion de non-lecteurs. “La proportion des forts lecteurs a régulièrement fléchi et, si la proportion de Français à n’avoir lu aucun livre en dehors de toute contrainte scolaire ou professionnelle est la même qu’au début des années 1970, les lecteurs de 2008 lisent en moyenne cinq livres de moins par an que leurs homologues de 1973.” Une perspective qui demeure plus optimiste que les chiffres clés du CNC, montrant que la part des Français qui n’achètent pas de livres est de 48 %, soit presque un français sur deux (mais lire et acheter sont deux “pratiques” distinctes). Dans l’étude d’Olivier Donnat, 70 % des répondants depuis 1973 estiment lire au moins un livre par an.

“Dans le cas des livres, le fait que la proportion de lecteurs au sein de la population française n’ait pas augmenté depuis le début des années 1970 est en soi surprenant, compte tenu de l’augmentation générale du niveau de diplôme”, estime Olivier Donnat – rappelons que la part des bacheliers et des diplômés de l’enseignement supérieur dans la population française est passée de 14% en 1973 à 31% en 2008. “Cela signifie qu’en réalité, l’intérêt des Français pour le monde des livres est aujourd’hui, pour un niveau de diplôme donné – , nettement inférieur à ce qu’il était trente-cinq ans auparavant et, surtout, cela masque le recul de la quantité de livres lus dans le cadre du temps libre. Il serait toutefois bien imprudent de conclure, sur la base de ce seul constat, que les Français lisent moins, et ce, au moins pour deux raisons : la lecture liée à l’enseignement ou à l’activité professionnelle a probablement gagné du terrain et, surtout, les actes de lecture sur écran se sont multipliés, notamment au cours de la dernière décennie ; de plus, il est probable que ce recul renvoie au moins autant à des mutations d’ordre symbolique qu’à une évolution effective des comportements de lecture : si la lecture de livres a subi ces dernières décennies la concurrence des nombreuses activités de loisir liées à la culture d’écran (télévision, jeux vidéo, ordinateur), elle a aussi perdu une partie de son pouvoir symbolique auprès des jeunes générations, notamment de sexe masculin, qui ont aujourd’hui tendance à moins surestimer leurs pratiques de lecture que leurs parents au même âge, voire même à les sous-estimer en en oubliant certaines.”

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03/01/2012

Merci Google de me donner les moyens d’être un apprenti hacker!

(Et surtout, merci Windows!!)

22/12/2011

Comment les jeunes vivent-ils et apprennent-ils avec les nouveaux médias ?

Ouf! Voilà enfin un article qui nous fait respirer! Parfait public-cible (jeune, ardent consommateur d’Internet, un peu “no-life” sur les bords), je commençai à m’inquiéter sur les effets du réseau sur ma génération, style “peut-être nous préparons-nous un avenir de lapins enfermés dans des cages numériques qui nous dépassent?”. Bref, je commençai à me faire du souci, et à me demander si mes choix de vie et de carrière étaient judicieux. Eh bien voila un document qui tombe à pic: “Vivre et apprendre avec les nouveaux médias”, étude menée par la sociologue Mizuko Ito (blog) sur l’usage que les jeunes font de la culture numérique et ses conséquences.

Dans cette étude publiée en 2008 (déjà 3 ans qu’on se fait du mauvais sang pour rien!), la sociologue démontre, avec son équipe, que le temps passé sur Youtube ou Myspace n’est pas une perte de temps, mais permet au jeunes de grandir, de mûrir:

En passant du temps en ligne, les jeunes acquièrent des savoir-faire sociaux et techniques qui leur sont nécessaires pour participer à la société contemporaine”, explique Mizuko Ito au New York Times. “Ils apprennent à s’entendre avec les autres, à gérer leur identité publique, à créer des pages web.” Pour Mizuko Ito, les dangers de l’Internet sont surestimés. “Il y a beaucoup de désarroi sur ce que font les jeunes en ligne. La plupart du temps, ils se socialisent avec leurs amis ou avec d’autres jeunes qu’ils ont rencontrés à l’école, en vacances ou au sport.”

En plus de ces participations axées sur l’amitié ou les centres d’intérêt, “nous avons également identifié trois types de participation et d’apprentissage”, explique Haether Horst, anthropologue à l’université de Californie :

  • “Hanging out” (passer du bon temps ensemble), en utilisant des outils comme la messagerie instantanée, Facebook ou MySpace pour retrouver et discuter avec ses amis ;
  • “Messing out” (surfer, se frotter à l’extérieur), chercher de l’information, bricoler avec des moyens expérimentaux ou naviguer au hasard ;
  • “Geeking out” (bidouiller), ou se plonger en profondeur dans un domaine d’intérêt ou de connaissance spécialisé.

… Voila qui est rassurant!

Vous pouvez lire l’étude ici (clic sur l’image) (en anglais):

vous pouvez aussi retrouver ici l’article du Monde qui m’a inspiré

20/12/2011

Facebook vous dédie un musée

Aujourd’hui dans notre veille des médias sociaux, penchons-nous sur une fonctionnalité intéressante: le Musée égocentrique, par Intel!

Il vous est effectivement possible aujourd’hui, à travers une application Intel disponible ici (www.intel.com/museumofme/r/), de créer votre propre musée sur votre vie, ou plutôt votre profil Facebook. Ça n’entre pas encore dans la catégorie des Arts vivants, ça ne s’appelle pas encore “donner à son nombril la taille d’un musée” mais bon, on voit ici qu’à l’ère du numérique, dans le fil de réseaux tels que Viadéo ou LinkedIn, il est facile de s’autopromouvoir à des dimensions gigantesques! (le musée numérique ainsi créé est bâti sur l’exemple des musées américains, le terme “gigantesque” est donc d’autant plus approprié)

En continuant sur Facebook, nous pouvons relayer une anecdote intéressante trouvée dans Presse-Citron: un internaute Autrichien, Max Schrems, a demandé à Facebook de lui envoyer l’ensemble des données que le site stockait sur lui. Résultat: il a reçu un DVD contenant 1222 fichiers PDF remplis de données sur lui! Effarant, non? De quoi en faire un grand musée!

08/12/2011

Livres pour les personnes atteintes de déficience visuelle : le format Daisy

Chers lecteurs, Bonjour!

Ceci est un article que j’ai écrit avant-hier à partir d’un article du bbf et de longues heures de recherche pour le blog de l’APF 84 (où je fais mon service civique), et que je trouve parfait pour figurer également sur ce blog (après tout, j’en suis l’auteur, hein!). ainsi donc le voila:

 

Pour les personnes atteintes de déficience visuelle, la lecture de texte écrit est un problème majeur. Ce problème était jusqu’à maintenant résolu par les textes en braille, ou les livres audio, en cassettes puis en CD ; mais, depuis l’avènement du numérique, on voit se profiler différentes solutions, notamment une très intéressante : le format de livres « Daisy ».

Le format « Daisy » (Digital Accessible Information System) permet la lecture de livres « Daisy », avec une multitude d’avantages qui n’étaient pas présents jusqu’alors sur les textes en braille ou les livres audio enregistrés sur CD ou cassette : accès par chapitres, marque-pages automatiques, possibilité de « naviguer » dans le texte (un peu comme la lecture en diagonale), pose de signets pour revenir à une « page » du livre, informations sur le temps écoulé, le temps restant, le titre de l’ouvrage et celui du chapitre courant, etc.

Sur le plan matériel, les livres en format « Daisy » sont généralement stockés sur CD ou sur carte SD (les cartes qu’on insère généralement dans les appareils photo numériques), qui sont lus ensuite avec des lescteus spéciaux ; ou autrement, ils peuvent être téléchargés (gratuitement ou en payant) sur des sites spécialisés, et êtres lus directement sur un ordinateur, en téléchargeant des programmes adaptés.

 

Voici donc un lien vers une page internet (d’une délégation APF!!) listant de nombreuses ressources intéressantes :

http://apfthionville.pagesperso-orange.fr/parents/livreod…

 

Vous y trouverez des liens vers :

  • des logiciels de lecture d’e-books (livres numériques)
  • des logiciels de synthèse vocale, pour oraliser les textes (payants et gratuits)
  • des livres audio (payants et gratuits)
  • des audioguides, pour visiter les musées
  • des livres numériques (payants et gratuits)
  • des livres audio et numériques (payants et gratuits)
  • des lecteurs de livres au format Daisy (payants, désolé mais il n’existe pas encore de logiciels gratuits en français)

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04/12/2011

Générateur de Ben

Bonjour!

Aujourd’hui, quittons le domaine de l’APF et des paralysés pour aller découvrir mon autre domaine de prédilection, l’art (cf ma page “Pourquoi, comment?”). Mais ne quittez pas des yeux votre écran d’ordinateur pour autant, car ce que je vous propose de visiter n’est autre qu’une page de blog, dotée d’un astucieux générateur de Ben (http://blog.zanorg.com/?perm=455)! Vive Ben, l’art et la programmation Javascript!

D’ailleurs, j’en profite pour signaler la rétrospective que lui a fait le MAC Lyon en 2010 (que j’ai raté, honte à moi!), dont nous pouvons voir des éléments de visite virtuelle ici (http://www.mac-lyon.com/mac/sections/fr/expositions/2010/retrospective_ben6155/visite_virtuelle). Vive Internet au service de l’art!

Finissons-en avec notre rapide étalage de découvertes artistico-net, avec le “Générateur de critique d’art” d’Éric Maillet (http://www.magasin-cnac.org/with/maillet/), qui rend lui aussi hommage à l’art (ou plutôt à l’épais nuage de dialectique qui l’entoure), à travers une œuvre en ligne disponible sur le site du Magasin de Grenoble. Précisons qu’il est en plus possible de télécharger cette oeuvre sur le site de l’artiste: http://e.maillet.free.fr/!! C’est beau la technologie!

Voila pour aujourd’hui, merci de votre attention et à bientôt pour de nouvelles aventures!

sources: blog “Bienvenue chez Kek”, http://blog.zanorg.com/?perm=455, de Zanorg (http://www.zanorg.com/)

site du Mac de Lyon (http://www.mac-lyon.com/mac/)

“Générateur de critique d’art”, d’Éric Maillet (http://e.maillet.free.fr/) (http://www.magasin-cnac.org/with/maillet/)

27/11/2011

APF

Bonjour chers Followers, je tiens à m’excuser pour ma conduite et mon non-investissement dans ce blog au cours des dernières semaines (investissement qui n’était déjà pas extrême, je vous l’accorde), tout en l’expliquant: en fait, j’ai ouvert ce blog alors que j’étais en recherche active de travail (ce qui explique le manque d’investissement initial), travail que j’ai trouvé depuis le 8 octobre: je remplis une mission de service civique à l’APF, antenne du Vaucluse. Ok ce n’est pas un vrai travail je vous le concède (en tout cas pas avec la même paye!), mais une manière de commencer ce même travail différemment (et plus facile à trouver!) en y apportant une dimension sociale, vers laquelle je lorgnai déjà depuis quelques années…

Ainsi donc, je “travaille” en ce moment à l’APF, Association des Paralysés de France, antenne du Vaucluse, en tant que “documentaliste informatique et internet”… en gros, je remet en page leur publication trimestrielle (qui en a bien besoin), je restructure et alimente leur site (mais défense de toucher au graphisme, malheureusement : ( ) et je numérise/archive leur documentation.

Je vous invite donc à visiter le site de l’APF, très bien fait et très complet (http://www.apf.asso.fr/), et celui de la délégation de Vaucluse, en passe de devenir très bien fait et très complet lui aussi, surtout maintenant que je m’y attèle : ) (http://dd84.blogs.apf.asso.fr/). Bonne visite!

02/11/2011

Un nouveau design pour Google Reader

Une remise à jour de Google Reader est prévue pour ces jours- ci, avec l’alignement du design sur celui des autres produits Google (plus d’espace, des typo plus grosses); anecdotique à première vue, sauf que, dans le contexte de l’apparition de Google + comme contre-offensive face à Facebook, Twitter et les autres réseaux sociaux, le gros changement sera la disparition des boutons “share”, “tweet” et autres au profit du seul outil Google +. Ceci pose (j’irai presque jusqu’à dire “enfin”) le problème de la liberté d’usage du net, et de son monopole par une seule compagnie; honte à nous, citoyens innocents, qui utilisions innocemment le moteur de recherche de Google sous prétexte qu’il était plus rapide, et l’avons de nous-mêmes propulsé à cette place de Grand Manitou du web, capable d’influer sur nos comportements d’une simple mise à jour!

Nous pouvons d’ores et déjà prédire que la majorité des internautes (dont sans doute moi) va migrer sur Google +, que l’empire Google va encore s’étendre et que Mark Zuckerberg verra vite la fin de sa glorieuse mais courte carrière…

enfin bon, ne soyons pas pessimiste et attendons de voir; je n’ai pas pu me connecter à mon compte Google Reader il y a quelques minutes, aussi quelque chose me dit que le changement en France (apparemment déjà fait aux États- Unis) est pour bientôt…

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